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Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru)

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Tristan
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MessageSujet: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Jeu 21 Fév - 18:04

    Le soleil se lève lentement à l’horizon, pourtant le château déborde déjà d’activité. En cuisine tout le monde s’active pour préparer le premier repas de la journée. Et dans un coin, assis sur une chaise les genoux remonter contre sa poitrine, un garçon observe se va et vient incessant. Les bras entourant ses jambes et le menton posé sur ses genoux on donne à peine plus de dix ans à l’enfant, pourtant, il en a douze déjà. Tristan est réveillé depuis plus d’une heure déjà, les attributions n’ayant pas encore eu lieu il dort toujours dans le dortoir des élèves, ainsi il peut aller et venir à sa guise. Enfin presque, en principe le garçon aurait dut attendre la venue des servantes pour quitter sa couche. Mais personne ne s’étonnera de son absence, cela fait longtemps qu’il vit au château et pourtant lorsqu’on le voit on a l’impression que ça ne fait pas plus de deux jours qu’il est là. Il a toujours se même regard hagard et cet air perdu. Ici, en cuisine, tout le monde le connait, en effet Tristan est souvent sujet à des cauchemars et comme chaque fois lorsque c’est le cas il trouve refuge dans l’un des seuls endroits du château ou il y a de l’activité jour et nuit. Au début les cuisiniers et les servantes ont tenté de lui faire la conversation, puis avec les années ils se sont tous un à un résigné à le laisser dans son mutisme. Sauf une, l’une des plus âgée des servantes continue de faire la conversation au garçon, il ne répond que très rarement, mais ça ne la dérange pas. Ce matin comme de coutume lorsqu’elle l’a vue arrivé en cuisine elle l’a conduit dans un coin, l’a assis sur une chaise et lui a servi un grand bol de lait avec des tartine de miel. Maintenant, repus, Tristan attend. Dans peu de temps les nouveaux élèves et les autres écuyers viendront à leur tour manger, alors il fuira la pièce, s’éclipsant discrètement.

    Les premiers rirent et éclat de voie commence déjà à se faire entendre dans les couloirs, ni une ni deux le jeune elfe bondit sur ses pieds et quitte la pièce en passant par la cour du château. Au pas de course il remonte au dortoir récupérer quelques affaires puis va aux bains se débarbouiller. Il doit faire vite car bientôt les femmes chevaliers viendront. Il se lave donc sans trainer, se sèche et s’habille. Contrairement aux autres enfants de son âge il ne revêt pas souvent la tenue des écuyers, à quoi bon ? Selon lui il ne sera écuyer que le jour où il aura un maitre, il n’a donc aucune raison de porter la tenue qu’on leur attribue. Il passe donc un pantalon moulant de cuir noir et une chemise blanche biens trop grande pour lui, à tel point qu’elle lui tombe sous les fesses et que ses mains disparaissent dans les manches. Par contre il ne met rien à ses pieds, les chaussures il n’en veut pas et il faut batailler des heures pour lui en faire enfiler. Les cheveux encore humide le garçon se sauve des bains et va se poster devant l’une des portes des écuries. Collant son oreille contre il écoute attentivement les bruits venant de l’intérieur, lorsque les palefreniers auront finis de nourrir les bêtes il entrera et pas avant. Pourquoi évite-t-il tout le monde ainsi ? Lorsqu’il est arrivé au château il le faisait pour ne pas avoir à parler aux gens, maintenant c’est devenu une habitude. Enfin les palefreniers sortent. Discrètement Tristan se glisse dans les écuries et sur la pointe des pieds il rejoint l’une des stalles. Il ne sait pas à qui appartient le cheval si trouvant, tout ce qu’il sait c’est que c’est l’un des plus dociles des écuries et qu’il peut rester là sans rien craindre.

    Refermant le loquet du box derrière lui il caresse les naseaux de l’équidé puis va s’asseoir dans la paille. Alors il se met à parler, il raconte son cauchemar de la nuit, ses envies, ses rêves … Ses journées se déroule souvent ainsi lorsqu’il n’a rien d’obligatoire à faire. Par contre il fait bien attention à être toujours seul et si quelqu’un pénètre dans les écuries il se tait jusqu’à être de nouveau seul. Il ne parle qu’aux animaux, eux ne pose pas de question et écoute sans juger.

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J’ai oublié de rêver, rien qu’un instant, mais par la suite il était trop tard pour recommencer.



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Nelieru
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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Ven 22 Fév - 21:06

Une belle journée qui s'annonçait, comme beaucoup d'autres avant elle et comme de nombreuses suivraient sans aucun doute. Mais il aurait été injuste de ne pas chercher à profiter de celle-ci comme de ses sœurs. Après tout, la vie était un don dont on ne pouvait profiter qu'une seule fois. Alors autant se montrer reconnaissant de ce cadeau qui lui avait été fait. C'est dans cet état d'esprit que la jeune elfe se leva et se prépara rapidement, avec l'éclat des tous premiers rayons du soleil. Mais au lieu de suivre le trajet habituel de n'importe qu'elle personne venant de se réveiller, la femme chevalier choisit une autre option. Une rapide toilette à l'aide d'un baquet situé dans sa chambre suffira avant de se lever et de se diriger vers les remparts.

Une fois arrivée à sa destination, elle laissa son regard se perdre sur l'horizon et les environs du palais. Tout était calme, apaisé. Encore endormi. Pas de signe de guerre ou de souci quelconque. Pourtant, parfois, il semblait flotter dans son esprit comme une vague inquiétude. Sans doute n'était-ce que le fruit de son imagination mais il ne coutait rien de s'assurer que tout allait vraiment bien. Un léger soupir, mêlée de soulagement et de lassitude s'échappa de ses lèvres à demi-fermées. Elle était Chevalier certes mais l'idée de devoir se battre en guerre déclarée un jour ne l'enchantait guère. La violence n'avait jamais été sa ligne de conduite. Pour le moment, elle avait eut la chance d'éviter ce genre de conflit mais elle savait à quoi son entrainement était destiné.

Un éclair roux jaillit devant elle avant de grimper sur son épaule. Elle ne réagit même pas, se contentant de sourire légèrement. Un contact doux et familier contre sa joue, ses doigts qui viennent passer dans le pelage du petit écureuil joueur. Oui, il n'y avait pas de raisons de s'en faire. Son regard se reporta vers l’intérieur de la cour et c'est là qu'elle l’aperçu. Ce gamin, un futur écuyer. le petit elfe muet comme il était surnommé par certains. A nouveau, il avait attendu que tout le monde sorte des écuries pour s'y rendre. Mais aujourd'hui, c'est elle qui irait le voir. D'un pas égal, elle quitta donc son poste d'observation, direction les écuries.

Elle entra sans chercher à dissimuler sa présence. Elle sonda les lieux et le repéra rapidement. Le box de 'Pluche'. Un léger sourire étira à nouveau ses lèvres avant de disparaitre. Comme elle quand elle était arrivée ici. Ce double-poney, elle le connaissait bien. Et lui aussi. D'ailleurs, il se manifesta en la voyant entrer, aussi content qu'elle de la revoir. Elle s'approche tranquillement, l'écureuil toujours perché sur son épaule avant de passer ses doigts sur le chanfrein de l'animal. Il l'avait forcément vu, elle le savait, mais elle ne le forcerait pas à parler. Si il voulait le faire, il le ferait de lui-même.

"- Toi aussi, tu as jeté ton dévolu sur Pluche? Tu as bon goût, c'est une très brave bête. Il n'y a pas plus doux que lui. Je suis certaine que vous vous entendrez à merveille tous les deux. Peut-être serez-vous aussi complices que je l'ai été avec lui? Je te le souhaite en tout cas. "

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Tristan
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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Sam 23 Fév - 14:00

    Tristan était assis dans la paille depuis quelque minute déjà, il avait à peine entamé le récit de son cauchemar qu’il entendit quelqu’un entrer. Il se tut instantanément. Qui donc venait dans les écuries ? Il était trop tôt pour que les palefreniers soient déjà de retour, à moins que l’un d’eux n’ait oubliés quelque chose ? Gardant le silence le jeune elfe tend l’oreille et prie pour que la personne venant d’entrer reparte vite. A sa grande déception plutôt que de ressortir les pas de l’inconnu se rapprochent de la stalle ou il se cache. L’équidé se trouvant non loin de lui se manifesta alors, était-il possible que ce soit son propriétaire qui soit là ? Auquel cas le garçon devrais libérer la place, le cas échéant il ne le ferait surement pas de gaité de cœur. Il aimait bien l’animal et n’avait pas spécialement envie de bouger du box … Enfin, il partirait, surtout si le propriétaire du cheval tentait d’engager la conversation avec lui, il n’avait nullement envie de parler. Fermant très fort les yeux il se mit à répéter mentalement.
    *Ne vient pas là, ne vient pas là, ne vient pas là …*
    Il ouvrit les yeux lorsque les pas se stoppèrent, relevant quelque peu la tête il observa la femme entrain de caresser le cheval et maugréa intérieurement. Sans bouger de sa place et sans émettre un son autre que ça respiration le garçon détaille la jeune femme. Il la connait, de vue tout du moins, il s’agit d’un des chevaliers d’Emeraude. Elle se nomme Nelieru, enfin c’est ce qu’on lui a dit un jour. Son regard se pose alors sur la petite boule de poil rousse perchée sur son épaule. Il hausse les sourcils de surprise en rencontrant les jolis yeux en amande de l’écureuil. Qu’est-ce qu’il fait là lui ? Le garçon et l’animal se dévisage un instant, jusqu’à ce que la jeune femme prenne la parole en fait, car à ce moment Tristan reporte son regard sur elle.

    -« Toi aussi, tu as jeté ton dévolu sur Pluche? Tu as bon goût, c'est une très brave bête. Il n'y a pas plus doux que lui. Je suis certaine que vous vous entendrez à merveille tous les deux. Peut-être serez-vous aussi complices que je l'ai été avec lui? Je te le souhaite en tout cas. »

    Pluche ? Le garçon laisse glisser son regard de la femme chevalier à l’équidé. Ainsi c’est ainsi qu’il se nomme. Ça lui va pas mal, après tout il est aussi doux qu’une peluche et se laisse câliner. Soudain l’attention de l’enfant se focalise sur Nelieru. Qu’as t’elle dit ? Elle était elle aussi complice avec l’animal, pourquoi ? Le jeune garçon ouvre la bouche pour poser sa question, mais la referme aussi vite en prenant un air renfrogné. Remontant ses jambes contre sa poitrine et les entourant de ses bras il fusille la femme du regard. Non mais, c’est qu’elle aurait presque réussit à le faire parler tiens … Le soucis c’est qu’elle a piqué sa curiosité à vif. Il se retrouve donc tiraillé entre sa répugnance à parler aux gens et son envie d’avoir une réponse à sa question. Finalement il décide que ça question ne porte pas à préjudice puisqu’elle n’apprend rien sur lui. Il décide donc de la poser, mais avec le moins de mots possible. Faut pas pousser non plus hein.

    -« Pourquoi vous étiez complice avec ? »

    D’ailleurs, pourquoi parle-t-elle au passé ? L’arrivé de son écureuil a-t-elle brisé la complicité entre elle et l’équidé ? Le petit garçon ne pense pas que ce soit ça, la complicité entre humains et animaux se brise rarement à moins que l’humain face quelque chose pour. Du moins c’est ce qu’il pense. Alors une autre suggestion lui vient. Elle n’a plus besoin de lui, pas dans le sens où elle ne l’apprécie plus, mais plutôt parce que la complicité qu’il y avait entre eux découlait d’un besoin qu’elle avait et que l’équidé comblait. Lui-même c’est toujours dit qu’un jour il ne viendrais plus aussi souvent se terrer dans ce box, parce que ce jour il cesserait de fuir les hommes et n’aurait plus autant besoin de chercher du réconfort auprès de l’animal … Mouai … Un jour, mais pas aujourd’hui, ni demain, ni après demain, ni … Bref dans longtemps quoi. Pourquoi ? Ça c’est son secret à lui et personne d’autre et ça le restera pour le moment.


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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Sam 23 Fév - 15:09

Bien plus attentive qu'elle ne le laissait paraitre, elle nota les différents états par lequel le jeune garçon passa. Son regard qui passe de l'animal à elle, qui s'attarde sur Krytt qui, pour le moment, reste plutôt sage. Et puis, sa bouche qui va pour parler avant qu'il ne semble se reprendre pour se renfrogner, comme si elle lui avait tendu un piège dont il avait prit conscience au dernier instant. Il était mignon dans un sens. Il n'était pas muet, c'était une certitude. Mais s'il avait choisi de se taire vis à vis du monde, c'est qu'il y avait forcément une raison. Elle ne voulait pas spécialement fouiller dans son passé mais il deviendrait écuyer puis chevalier, il serait obliger de communiquer au moins avec ses frères et sœurs d'armes. Alors autant l'aider dès maintenant à surmonter ce handicap.

-« Pourquoi vous étiez complice avec ? »

Oui, il avait reprit le passé lui aussi. Avec un léger soupir, la jeune elfe vint enlacer tendrement l'encolure de l'animal qui se montra ravi. Ils avaient passés beaucoup de temps ensemble, fait beaucoup de choses aussi. Mais ce temps-là était révolu bien qu'aucun des deux ne l'ai souhaité. Le cours de la vie restait toujours un mystère. Un léger sourire se peignit sur les coins des lèvres de la jeune femme Chevalier avant qu'elle ne parle d'un voix douce, toujours focalisée sur le cheval et pas sur l'enfant. Sa manière à elle de ne pas le forcer.

"- Eh bien, parce que nous avons partagé beaucoup de choses ensemble. Un apprentissage entier, ça ne s'oublie pas comme ça. Pluche a été ma première monture, c'est avec lui que j'ai tout appris. Mais aujourd'hui, j'ai grandi. En devenant Chevalier j'ai eu droit à un destrier taillé pour le combat, puisque mon rôle sera de défendre le peuple. Pluche continuera à se montrer un aussi bon professeur, mais avec d'autres enfants, mon temps à moi est terminé. Mais ça ne m'empêche pas de l'apprécier toujours autant."

D'ailleurs, comme par magie, une pomme apparut entre les doigts de l'elfe rousse. Elle connaissait bien les gouts de son ami équin et elle n'oubliait jamais de penser à lui. L'animal hennit de joie en découvrant le petit cadeau de la jeune femme et dévora le fruit avec une rapidité étonnante. il était toujours aussi goinfre, ça non plus n'avait pas changé. Krytt, du haut de sa place favorite, avait profité du discours de la jeune femme pour observer le jeune écuyer et sa curiosité avait fini par reprendre le dessus. Descendant d'un mouvement vif de l'épaule de la jeune femme, il passa sur le dos du cheval qui ne broncha pas, habitué, avant de se placer aux pieds du gamins, l'observant avec attention.

"- Lui, c'est Krytt. Il est très joueur mais absolument pas méchant. Un peu têtu et avec un caractère très affirmé aussi. Quand il est dans ses bons jours, il est adorable. "

Le principal intéressé avait parfaitement compris que l'on parlait de lui et il se retourna vers l'elfe, une moue boudeuse sur le visage et une expression d'indignation clairement affiché dans tout son corps. mais ça ne le rendait que plus mignon, ses mimiques humaines étant vraiment très réalistes.

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Tristan
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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Sam 23 Fév - 18:50

    Tristan avait beau avoir une allure enfantine cela faisait bien longtemps qu’il n’était plus un enfant, tout du moins mentalement parlant. Le jour du drame il avait déjà perdu une bonne partie de son innocence, mais finalement savait été la séparation d’avec sa sœur qui avait parachevé de le grandir prématurément et de le cloitrer dans son mutisme. Depuis bien longtemps maintenant il ne voyait plus l’intérêt d’entretenir des échanges verbaux avec les autres et ne s’y limitait plus que pour assouvir sa curiosité ou en cas de réel besoin. Parler ça voulait dire risquer de devoir raconter ses malheurs et du même coup s’attirer la pitié des autres. Il ne voulait pas de cette pitié, lui ce qu’il voulait c’était qu’on lui rende ses parents et sa sœur, point final. Il savait que c’était impossible et qu’il n’était surement pas le seul enfant au monde à avoir vécu un tel drame, mais il s’en fichait et se bornait dans son désir égoïste se refermant sur lui-même. Un jour il lui faudrait parler, ça il l’avait fort bien compris et on lui avait fort bien expliqué, en tant que futur chevalier et même en tant qu’écuyer il était normal qu’il communique avec les autres membres de l’ordre … Tristan vivait cela un peu comme une punition, il ne voulait pas parler et on allait l’y forcer, à ses yeux c’était injuste. Aujourd’hui c’était un peu différent, bien qu’il si soit sentie légèrement contraint c’était de sa faute s’il avait dû ouvrir la bouche pour poser sa question à la femme. Il n’avait qu’à pas être si curieux. S’il avait voulus être mauvais joueur il aurait aussi pu penser qu’elle n’avait qu’à pas venir le voir et lui parler ainsi elle n’aurait pas attisé sa curiosité, mais ça saurait été quelque peu exagéré.

    Enfin … Maintenant qu’il avait posé sa question il voulait une réponse. Logique quoi. Restant assis dans la paille il observa la femme enlacer le cheval se disant qu’il n’avait lui-même jamais eu un tel geste de tendresse à l’encontre de l’animal. Pourtant il était devenus son confident, bon il n’avait pas eu le choix, mais quand même. Ce box était son refuge uniquement parce que l’équidé acceptait sa compagnie alors il aurait été normal de le remercier d’une quelconque façon non ? Tristan se promis que la prochaine fois qu’il viendrait il apporterait une carotte au cheval. Ce n’était pas grand-chose, mais ce serait toujours mieux que rien. Le jeune garçon reporta son attention sur le visage de la femme, elle affichait un mince sourire alors que son expression à lui restait placide. Elle semblait focaliser son attention sur l’animal, Tristan aurait pu le prendre pour de l’impolitesse, mais finalement ça lui convenait mieux, ainsi ça ne lui donnait pas réellement l’impression qu’elle s’adressait à lui. Elle prit alors la parole d’une voix douce.


    "- Eh bien, parce que nous avons partagé beaucoup de choses ensemble. Un apprentissage entier, ça ne s'oublie pas comme ça. Pluche a été ma première monture, c'est avec lui que j'ai tout appris. Mais aujourd'hui, j'ai grandi. En devenant Chevalier j'ai eu droit à un destrier taillé pour le combat, puisque mon rôle sera de défendre le peuple. Pluche continuera à se montrer un aussi bon professeur, mais avec d'autres enfants, mon temps à moi est terminé. Mais ça ne m'empêche pas de l'apprécier toujours autant."

    Tristan but ses paroles, immobile il l’écouta avec attention se demandant s’il aurait la chance d’apprendre à monter, lui aussi, sur Pluche ou si ce serait un autre cheval. Il fut content qu’elle continue de l’apprécier, parce qu’au fond il était certain que l’équidé aurait été bien triste de ne plus recevoir sa visite. L’enfant observa l’animal dévoré la pomme que lui avait emmené la femme chevalier et se dit que ce serait peut-être une meilleure idée qu’une carotte … Ou les deux ensemble peut être. Bah … Il aviserait sur le moment. Son attention se reporta alors sur tout autre chose. En effet l’écureuil venait de quitter l’épaule de la femme pour aller se jucher sur le dos du cheval et finalement bondir aux pieds de Tristan. Ils se mirent alors tous deux à s’observer avec attention. Le garçon ne put s’empêcher de penser que l’animal avait vraiment une jolie frimousse. La femme chevalier le présenta alors.

    "- Lui, c'est Krytt. Il est très joueur mais absolument pas méchant. Un peu têtu et avec un caractère très affirmé aussi. Quand il est dans ses bons jours, il est adorable. "

    Un sourire amusez se dessina alors sur le visage de l’écuyer, non pas à cause de la présentation, mais plutôt à cause des réactions de l’écureuil. Il était amusant de constater que le dénommé Krytt avait des réactions quasi humaine du coup l’enfant ne put s’empêcher de faire un commentaire, s’adressant plus à l’écureuil qu’à sa maitresse toute fois.

    -« Tu es jolis toi et je suis sûr que tu es aussi très intelligent. J’aimerais bien avoir un ami comme toi. »

    Il hésita à tendre la main vers l’animal. Même si Krytt était ami avec la femme ça ne voulait pas dire qu’il accepterait d’être touché par un autre. Finalement il se contenta de le regarder un instant, puis il reporta son attention sur la femme chevalier. Elle avait de la chance, elle avait un compagnon qui ne risquait pas de l’abandonner. Mais finalement se lier à un animal c’est douloureux car à moins qu’il ne s’agisse d’un perroquet ou d’une tortue il mourra forcément le premier et ça c’est triste. C’est en partie pour cela que le garçon ne voulait se lier à rien ni personne, il avait bien trop peur de revivre la douleur qu’il avait connus à la mort de ses parents et lorsqu’on l’avait séparé de sa sœur. La solitude aussi était douloureuse, mais dans une moindre mesure. Enfin c’est ainsi qu’il voyait les choses. Il avait pris la fâcheuse manie de penser tout noir sans vouloir voir le blanc. Ramassant un morceau de paille il se mit à le tortiller nerveusement entre ses doigts, il avait l’impression qu’il lui fallait dire quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Finalement le silence il ne l’appréciait que lorsqu’il était seul, car lorsqu’il se retrouvait avec une personne près de lui il trouvait cela vraiment dérangeant. Il pensa un instant se lever et partir, mais ce n’était pas polie et puis ou irait-il ? Finalement sans regarder la femme et en continuant de triturer nerveusement son morceau de paille il reprit la parole.

    -« Moi je m’appelle Tristan et vous c’est Nelieru on me la dit. »

    Sa phrase visait à plusieurs choses. Un se présenter, c’était le minimum niveau dans une telle situation et à moins qu’elle ne connaisse déjà son nom ce serait toujours ça d’acquit. Deux lui faire savoir qu’il savait déjà qui elle était, pas qu’il sache grand-chose sur elle si ce n’est ce que le magicien et les autres élève avait pu en dire. Soit son prénom, son statut de chevalier de la terre et le fait qu’elle soit une elfe. Trois, il montrait ainsi que s’il le voulait vraiment il pouvait engager la conversation, même s’il ne le faisait jamais.


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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Dim 24 Fév - 9:54

-« Tu es jolis toi et je suis sûr que tu es aussi très intelligent. J’aimerais bien avoir un ami comme toi. »

Tout fier du compliment qui venait de lui être adressé, la boule de poil rousse bomba le torse avec un air de grand seigneur qui arracha une expression douce à la jeune femme. Oui, il était très intelligent, peut-être même un peu trop parfois. En tout cas, cela ne retirait rien à son charme simple et naturel d'animal sauvage. Car même s'il restait auprès de l'elfe, il n'était absolument pas un être apprivoisé. Simplement un compagnon, une présence qui se rendait selon son bon vouloir visible ou non, s'offrant selon son envie du moment à la vision des autres ou uniquement à celle de l'elfe. Elle se considérait privilégiée par le comportement de l'animal à son égard.

Krytt observait autant qu'elle les réactions de l'écuyer face à elle. La tête penchée sur le côté, il chercha à comprendre le soudain intérêt que ce dernier pouvait trouver à cette étrange brindille qu'il martyrisait entre ses doigts. Curieux, l'écureuil vint saisir un brin de paille également, imitant dans ses propres capacités les mouvements du gamin avec le sien. Ouais, c'était assez marrant en fait. Voilà le petit rongeur qui s'amusait à à tortiller des brins de paille avant de les envoyer plus loin et de recommencer avec des nouveaux.

-« Moi je m’appelle Tristan et vous c’est Nelieru on me la dit. »

"- Je vois que tu es bien informé. Ravie de te rencontrer, Tristan."

Même s'il ne semblait pas franchement à l'aise, il ne paraissait pas non plus sur le point de fuir, ce qui était un bon point du point de vue de la jeune femme Chevalier. Elle lui sourit gentiment tandis que son regard ne quittait pas le petit écureuil. Même si Pluche le connaissait, il ne faudrait pas qu'il le surprenne sous peine de voir l'animal réagir et risquer de blesser l'écuyer, ce qu'elle ne souhaitait en aucun cas. Les naseaux du cheval calés sous son épaule, sa main passant délicatement dans les crins de ce dernier, elle ajouta doucement.

"- Pluche. C'est moi qui lui ai choisi son nom. Mais il ont fait une faute dedans. A la base, je l'avais baptisé 'Peluche', je pense que tu te doutes pourquoi. Mais quand je l'ai écrit sur la porte du box à la craie, mon 'e' était si petit et mal formé que personne ne l'a vu. Du coup, son nom est devenu officiellement Pluche. Tout ça parce que j'écrivais mal."

Oui, c'était une anecdote sans véritable intérêt. Elle avait simplement pour but de montrer à Tristan que même s'il ne voulait pas parler, elle ne lui en tiendrait pas rigueur. Certes, une conversation serait plus intéressante mais sinon, elle s'en remettrait. En même temps, ainsi, elle discutait de choses qui n'avaient pas de rapport avec elle directement. Du moins, pas avec sa personnalité ou son ressenti. Ce n'était que des faits simples, de la vie de tous les jours. S'il ne voulait pas parler de lui, peut-être y avait-il des sujets qui malgré tout l'intéressait.

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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Dim 3 Mar - 13:04

    Pas de doute possible le petit animal apprécie le compliment que Tristan lui adresse. La manière dont il bombe le torse avec fierté fait sourire le garçon. Il a toujours rêvé d’un compagnon à poil, après tout il côtoie bien plus les animaux que les bipèdes. Mais ce qui l’a toujours retenue c’est leur espérance de vie, il ne veut pas revivre de deuil et sait fort bien que les animaux vives malheureusement bien moins longtemps que leur propriétaire. Aussi a-t-il décidé de ne pas s’enticher d’une petite boule de poil ou de plume pour ne pas avoir à souffrir de sa mort. Malgré son jeune âge le garçon a au fil du temps forgé autour de lui un mur de silence pour se protéger. Il sait que cela l’empêche d’être heureux, mais la simple idée de se lier à quelqu’un tout en risquant de le voir mourir par la suite le rebute. Troublé l’écuyer s’empare d’une brindille de paille qu’il se met à tortiller entre ses doigts pour focaliser son esprit dessus. Il constate alors que le petit rongeur se met à faire de même. Curieux il continue de martyriser le bout de paille tout en observant Krytt. Tristan se retient de rire en constatant que ce qui est pour lui un moyen de focaliser ses pensées sur autre chose que ses peurs devient vite un jeu pour la boule de poil rousse. Finalement le gamin stoppe son petit manège et prend de nouveau la parole, il se présente à la femme chevalier et lui fait remarquer qu’il sait déjà qui elle est. De ce faite il lui ôte la possibilité de répondre par une banale présentation.

    "- Je vois que tu es bien informé. Ravie de te rencontrer, Tristan."

    Le sourire que la jeune femme lui fait est empli de douceur et le garçon ne peut s’empêcher de le lui rendre. Un instant il pense qu’il faut qu’il parte avant de le regretter … Oui, mais en même temps il est bien là et pour une fois il sent qu’il a envie de parler. Pas de lui bien sûre, mais discuter de tout et de rien avec quelqu’un qui lui répondrait le tente. Parler avec les animaux c’est bien, mais monotone à la longue puisqu’on a jamais de réponse. Alors pourquoi ne pas faire changer les choses ? Juste pour aujourd’hui il pourrait faire l’effort d’avoir une conversation avec quelqu’un qui lui répondrait. Oui, l’idée lui plaît bien … Reste à réussir à lancer le dialogue. Comme si elle avait deviné ce qui lui passe par la tête Nelieru reprend la parole.

    "- Pluche. C'est moi qui lui ai choisi son nom. Mais ils ont fait une faute dedans. A la base, je l'avais baptisé 'Peluche', je pense que tu te doutes pourquoi. Mais quand je l'ai écrit sur la porte du box à la craie, mon 'e' était si petit et mal formé que personne ne l'a vu. Du coup, son nom est devenu officiellement Pluche. Tout ça parce que j'écrivais mal."

    L’anecdote fait sourire le garçon. C’est vrai que Peluche est un nom qui aurait bien collé à l’équidé. Il faut dire qu’outre son poil doux l’animal se montre d’une docilité sans pareil. Il donne envie d’être câliné et choyé. Un instant Tristan observe le petit cheval, puis lentement il se relève. Il prend le temps de retirer la paille de sa chemise avant de prendre la parole.

    -« Pluche c’est pas mal aussi et puis c’est pas commun, comme ça sa montre qu’il est unique. »

    S’approchant il caresse l’encolure de du cheval avec douceur. Oui, Pluche c’est bien aussi. A animal unique, nom unique. Finalement tout en continuant de caresser l’équidé une question lui vient à l’esprit. Lui il ne parle pas, mais il écoute beaucoup et il sait que les gens au château parle de lui parfois. Surement beaucoup moins maintenant, mais après sont arrivé il a été pendant des semaines le sujet de ragot de couloir. Il le sait parce qu’il lui est arrivé en entrant dans une pièce de remarquer que tout le monde se taisait. Comme il est de nature curieuse il aimerait bien savoir ce qui se dit, mais en même temps il n’a jamais trouvé le courage de demander à qui que ce soit. C’est l’occasion rêvé, il est seul avec la femme et puis elle est chevalière donc en principe elle ne devrait pas raconter de mensonges. Peut-être qu’elle voudra bien lui dire alors. Prenant son courage à deux mains il se lance.

    -« J’aurais une question … Je sais que les gens disent parfois des choses sur moi et j’aurais aimé savoir ce que c’est s’il vous plait. »

    Il se doute que ses ragots on rapport avec son mutisme volontaire. Il sait aussi que parfois le fait qu’il ne réponde pas aux gens les énerve. Mais pourquoi personne ne veut comprendre qu’il préfère garder le silence non pour embêter son monde, mais parce que c’est sa seul protection contre la tristesse ? Après tout chacun est libre de se protéger comme il veut non ? Et bien lui il a choisi de se taire et aimerais qu’on respecte son choix. En même temps il aimerait aussi qu’on l’aide à sortir de son mutisme parce qu’au fond être toujours seul et n’avoir personne à qui se confier lui pèse énormément.


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J’ai oublié de rêver, rien qu’un instant, mais par la suite il était trop tard pour recommencer.

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Nelieru
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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Dim 3 Mar - 14:22

Finalement, sa petite histoire sur l'originaire du prénom du cheval arracha un sourire au jeune garçon et cela lui faisait plaisir. Elle pouvait le lire sur son visage que ce dernier était sincère. Ce gamin toujours si renfermé, si loin des autres, commençait doucement à s'ouvrir et cela commença par son corps qui se détendait et son visage qui acceptait de se mettre à sourire. Certes, ce n'était pas grand chose mais de son point de vue de Chevalier, c'était l'essentiel. Il avait le droit de ne pas parler mais il ne ferait que se rendre malheureux passer sa vie à s'isoler encore et toujours davantage.

-« Pluche c’est pas mal aussi et puis c’est pas commun, comme ça sa montre qu’il est unique. »

Sa remarque fit très plaisir à la jeune femme et le principal intéressé sembla très comprendre ses paroles également. Lorsque le jeune écuyer se releva, l'équidé se laissa cajoler avec un plaisir non dissimulé pendant que Krytt revenait grimpé sur les bords du box pour aller retrouver sa place sur la tête de la jeune femme. Ce n'était plus drôle si on ne s'occupait plus du tout de lui. Tristan finit de retirer toute la paille qui pouvait s'être accrochée à ses vêtements avant de redevenir silencieux; mais un silence de réflexion, comme s'il hésitait. L'elfe se contenta d'attendre qu'il choisisse ou non de parler.

-« J’aurais une question … Je sais que les gens disent parfois des choses sur moi et j’aurais aimé savoir ce que c’est s’il vous plait. »

C'était donc ça sa question. Elle laissa échapper un léger soupir accompagné d'un sourire doux avant de lui ouvrir doucement la porte du box pour lui permettre d'en sortir. Tout ça, c'était des histoires humaines, il ne fallait pas que les chevaux puissent en ressentir les émotions, cela serait mauvais; Elle ne l'obligea cependant pas, l'invitant seulement avant de commencer à répondre.

"- Tu sais, les gens disent tout le temps beaucoup de choses. Certaines qu'ils pensent plus que d'autres. Savoir dénouer la vérité dans leurs discours est bien souvent compliqué."

Elle ne cherchait aucunement à éviter sa question ni même à trouver des excuses aux paroles que certains avaient pu proférer à son égard. Simplement, elle était chevalier et ce devait donc de dire les choses avec toute la vérité possible. Même et encore plus d'ailleurs lorsqu'elle est dure à entendre.

"- Tu as longtemps été considéré comme muet. Les gens ne comprennent pas que tu puisses avoir choisis de ne pas parler. Tu en inquiètes certains par ta distance et ta façon d'être intouchable, insensible à leurs yeux. Tu sais, quand on ne comprend pas quelque chose, on en a peur. Les gens sont pareils. Ils ne savent pas comment se comporter avec toi alors ils t'évitent. Et comme tu ne fais rien pour aller vers eux, ils restent dans l'idée que c'est la meilleur chose à faire."

Elle s'était déplacée pour venir s'installer sur une des bottes de foin au bout de l'écurie. Bien calée dans la paille fraiche, elle respira profondément, souriant un peu plus franchement lorsque Krytt vint se rouler autour de son cou.

"- Je suppose que beaucoup de personnes t'ont déjà dit qu'elles comprenaient ce que tu ressentais. Je vais donc te dire autre chose. Je sais parfaitement de quoi tu as peur. Et ce n'est aucunement dû à mes pouvoirs ou à mon rôle de chevalier. Je le sais parce que toi et moi, nous sommes pareils. Tout simplement...."


Pour le moment, son visage se contentait de fixer un point imaginaire loin devant elle. C’était il y avait si longtemps à présent. Pourtant, elle se souvenait de tout. Elle tourna le regard vers Tristan, attendant de savoir comment il déciderait de prendre ses paroles. S'ils les accepteraient ou les refuseraient purement et simplement.

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Tristan
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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Lun 4 Mar - 19:29

    Suite à la question de Tristan la femme laisse échapper un soupir, il ne marque toutefois pas de l’exaspération puisque son regard reste toujours aussi doux, enfin c’est ce que le garçon décide de croire. Elle est trop gentille pour s’exaspérer d’une bête question n’est-ce pas ? C’est alors qu’il s’interroge sur l’origine de se soupir que Nelieru ouvre la porte du box. Elle l’invite à quitter la stalle et le garçon ne comprend pas bien pourquoi, il marque une légère hésitation autant par surprise que par manque de motivation. Après tout il est bien au côté de Pluche. Mais comprenant qu’il n’aura sa réponse que loin des oreilles de l’équidé il se décide à sortir du box. Au pire il pourra toujours y revenir par la suite si ça le chante. Il vient à peine de franchir la porte délimitant la demeure du petit cheval que la femme chevalier prend la parole.

    "- Tu sais, les gens disent tout le temps beaucoup de choses. Certaines qu'ils pensent plus que d'autres. Savoir dénouer la vérité dans leurs discours est bien souvent compliqué."

    Fronçant légèrement les sourcils il ne peut s’empêcher de se demander si elle ne tente pas d’éluder sa question. Peut-être pas après tout. Elle se contente d’énoncer une vérité dont il a conscience, comme beaucoup de monde surement, sans pour autant ‘avoir jamais formulé à voix haute. En même temps il faut dire que dans son cas les choses formulées à voix haute pourraient presque se compter sur les doigts d’une main. Finalement la femme reprend la parole répondant enfin à son interrogation et mettant des mots sur certaines choses qu’il sait déjà, sans jamais se l’être avoué.

    "- Tu as longtemps été considéré comme muet. Les gens ne comprennent pas que tu puisses avoir choisis de ne pas parler. Tu en inquiètes certains par ta distance et ta façon d'être intouchable, insensible à leurs yeux. Tu sais, quand on ne comprend pas quelque chose, on en a peur. Les gens sont pareils. Ils ne savent pas comment se comporter avec toi alors ils t'évitent. Et comme tu ne fais rien pour aller vers eux, ils restent dans l'idée que c'est la meilleur chose à faire."

    Tout en l’écoutant Tristan a suivis la femme chevalier. A présent elle se trouve assise sur une botte de foin et lui se tient campé face à elle. Silencieux il réfléchit à ses paroles. Depuis longtemps il sait que les gens ne comprennes pas son choix de se murer dans son mutisme, par contre il n’a jamais envisagé qu’ils en soient venus à le penser insensible. Ni même d’ailleurs qu’ils l’évitent par incompréhension. Il a toujours pensé que les gens ne viennes plus vers lui parce qu’ils ont compris qu’il préfère être seul et non parce qu’ils ne savent comment se comporter à son égard. Toutefois ce qui l’étonne le plus c’est le fait qu’on puisse le penser insensible. Est-il possible qu’il semble si frigide qu’on en vienne à le croire dénuer de sentiments ? Perplexe et quelque peu choqué par cela le garçon ne sait que répondre et se contente de fixé Nelieru. Cette dernière reprend alors la parole.

    "- Je suppose que beaucoup de personnes t'ont déjà dit qu'elles comprenaient ce que tu ressentais. Je vais donc te dire autre chose. Je sais parfaitement de quoi tu as peur. Et ce n'est aucunement dû à mes pouvoirs ou à mon rôle de chevalier. Je le sais parce que toi et moi, nous sommes pareils. Tout simplement...."

    La perplexité du garçon s’accentua suite à ses paroles. Il est vrai que par le passé ont lui avait mainte fois dit qu’on le comprenait. Il sait fort bien que les gens disent cela par sollicitude, mais ça n’aide pas, ça ne fait que frustrer et énerver la personne à qui on le dit. Instinctivement les sourcils du garçon se froncèrent lorsqu’elle lui dit qu’ils sont pareils. Pareils dans quel sens ? Personne n’est pareils, d’accord tout comme lui elle est une Elfe, mais ça s’arrête là, à moins que …

    -« Les tiens aussi ? »

    La voie du garçon n’est qu’un mince filet contenant à peine ses émotions. Cette simple question est de trop pour lui, le temps à passer et pourtant il n’arrive toujours pas à en parler. Pourtant beaucoup pense que depuis le temps il aurait déjà dû faire son deuil. Mais … Chacun réagit à sa manière face à la mort n’est-ce pas ? Et la réaction de Tristan a été radical, il a fermé son cœur. Il a repoussé au fond de lui sa tristesse, sa douleur et ses peurs pensant qu’ainsi il ne souffrirait plus. Grossière erreur, à vouloir oublier et se montrer fort il ne fait que renforcer sa peine. Alors aujourd’hui, pour une fois dans sa vie, il a envie de redevenir un enfant et d’arrêter de vouloir jouer aux adultes. Une larme roule sur sa joue alors qu’il laisse échapper d’une voie briser ce qu’il se retient de dire depuis bien longtemps.

    -« Ils me manque, ils me manque tellement. »

    Ses yeux Emeraude s’embues de larmes et cherche désespérément le regard de Nelieru. Se laisser aller, rien que pour cette fois. Redevenir le petit garçon qu’il a cessé d’être bien trop tôt et se libérer de ses peurs et de son chagrin. Instinctivement l’enfant vient se blottir contre la femme chevalier et fond en larme. Elle ne le répétera pas, il en est certain, si elle est venue le voir alors que tous les autres l’évitent c’est qu’elle veut l’aider. Alors il pleure, il se libère de se poids trop lourd pour lui. Et il parle, il avait tant besoin de parler que les mots s’écoule à présent de manière fluide, seulement rompus par les sanglots le secouant.

    -« J’aimerais tellement qu’ils soient encore là, c’est ma faute. Tout est ma faute. C’est moi qui ai insisté pour aller au pied des falaises, si je ne les avais pas poussé à y aller ils seraient encore là. »

    Vivre en endossant le poids de la mort de ses proches c’est dure pour n’importe qui, mais encore plus pour un petit garçon. Et au fil des années cette culpabilité non extériorisé n’a fait que s’envenimer. Rongeant petit à petit le cœur de Tristan et le plongeant dans un chagrin dont il aura bien de la peine à s’extraire.

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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Lun 4 Mar - 21:04

Il y eut d'abord un long silence durant lequel l'écuyer semblait prendre le temps de peser ses paroles. Elle ne bougea pas et ne dit rien, se contentant d'attendre. Cependant, elle entrevit rapidement sur son visage le fait qu'il venait de toucher à l'essentiel de ses mots.

-« Les tiens aussi ? »

Au son de sa voix, il était évident qu'il n'avait jamais réellement du aborder ce sujet avec quelqu'un. Pour toute réponse, elle se contenta d'un sourire triste et d'un léger hochement de tête. Dans de tels instants, les mots ne servant qu'à créer des malentendus et sont parfaitement inutiles. Mais son regard à elle trahissait aussi cette fêlure qui était chez le jeune garçon une plaie béante et très douloureuse. Après la stupéfaction, le visage de l'enfant changea. Soudain, il paraissait plus humain, plus vivant même si c'était au travers de sa tristesse. Car pour une fois, il laissait véritablement ses émotions s'exprimer. La larme qui s'aventura au coin de son œil annonçait à elle seuls les rivières qui allaient suivre.

-« Ils me manque, ils me manque tellement. »

Son regard chercher le sien, qu'elle lui offre avec autant de douceur que possible. Oui, elle sait. Et cette douleur immense qu'il ressent fait échos à des souvenirs lointain enfouis en elle. Il amorce un pas vers elle, déjà ses bras se sont ouverts pour l'accueillir. Pas besoin de mots, ils ne sont nécessaires présents. Comme l'amour peu reliés deux êtres diamétralement opposés, la douleur peut réunir les âmes ayant connus les mêmes épreuves, peu importe le chemin qu'elles ont choisis pour le surmonter. Tandis que Tristan se laisse aller à ses larmes, elle se contente de refermer ses bras, lui offrant un cocon protecteur contre le reste du monde, le temps qu'il laissa éclater sa peine. Il n'était pas seul, elle était là.

-« J’aimerais tellement qu’ils soient encore là, c’est ma faute. Tout est ma faute. C’est moi qui ai insisté pour aller au pied des falaises, si je ne les avais pas poussé à y aller ils seraient encore là. »

Les mots du garçon se mettent à couler de source. trop longtemps retenus ils ne demandent plus qu'une seule chose: sortir. Ah, c'était donc ça ce poids qu'il avait gardé sur la conscience et qui l'empêchait d'avancer envers et contre tout. La jeune femme déposa doucement sa tête sur celle du garçon, pour lui montrer sa présence; Elle ne jugea pas ses mots et plutôt que de rompre tout de suite le silence, elle se balança légèrement d'avant en arrière, comme l'on berce un enfant, en se mettant à murmurer une chanson douce, une berceuse sans aucun doute, mais dont elle ne connaissait plus les paroles. Le temps que le gros de l'orage passe dans le cœur de Tristan, elle continua ainsi avant de prendre la parole, d'un ton très doux.

"- Tu sais, chacun un rôle à jouer ici bas. Lorsque que notre heure est venue, les Dieux nous rappellent à eux dans les grandes plaines de lumières. Si tes parents n'ont pas survécus, c'est qu'il était temps pour eux de s'en aller rejoindre les cieux. C'est difficile à accepter, ça fait mal. Mais la vie est ainsi faite. Et comme elle amène son lot de douleur, elle sait aussi se montrer tendre et belle, à condition d savoir en profiter."


Disait-elle cela uniquement pour le jeune garçon? Non, un peu pour elle aussi. Certes, elle avait appris à surmonter sa peine mais il restait des traces. Cette peur irraisonnée des orages et surtout de la foudre ne la quitterait jamais.

"- Cette chanson, elle a bercé mon enfance. C'était mon père qui me la fredonnait tous les soirs au moment de me coucher. Je ne savais pas m'endormir sans. Je n'ai jamais retenue les paroles et il ne pourra jamais me les apprendre alors je la chérie car c'est un souvenir précieux à mes yeux. Je suis certaine qu'à toit aussi, tes parents t'ont laissés des souvenirs à chérir. Et je pense pouvoir affirmer qu'ils ne souhaiteraient pas te voir ainsi malheureux. Quel parent pourrait vouloir cela pour son enfant? Je n'en connais aucun.
"

Elle ne connaissait pas les détails de l'histoire de l'écuyer. Elle savait que ses parents avaient trouvés la mort dans un accident et que devenu orphelin, on lui avait détecté des pouvoirs avant de l'amener ici. Une histoire très semblable à la sienne. Elle espérait juste que ces paroles pourraient le consoler ou au moins, le soulager ne serait-ce qu'un peu. Il avait bien assez souffert de son propre silence.

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Tristan
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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Dim 10 Mar - 10:24

    Niché au creux des bras de Nelieru, Tristan, se sent en sécurité, il y retrouve la chaleur et la douceur qui lui a fait défaut ses dernières années. Alors, mue par se besoin primitif qu’on les hommes de s’exprimer, il ouvre son cœur et son âme laissant enfin s’écouler en un flot ininterrompu ses paroles qu’il a trop longtemps gardé enfermé en lui par culpabilité et par peur. Le silence qui vient s’installer suite à ses mots n’est pas de ceux qui dérangent et donne envie d’être brisé. Non c’est un silence apaisant, un silence sécurisant. Blotti contre la femme chevalier le garçon se laisse bercer, paupières closes il laisse ce cocon sécurisant qu’elle crée pour lui atteindre son cœur et lentement, le libérer de son chagrin. Il faudra du temps pour que sa blessure ce referme, mais maintenant qu’il a réussi à s’exprimer il sait que les choses ne pourront qu’aller mieux. Bien sûre il n’oubliera jamais totalement son chagrin, mais il apprendra à vivre avec et finira par moins en souffrir. Finalement, la douce mélopée s’échappant de la bouche de la femme se stoppe et est remplacée par des paroles, prononcé d’un ton emplit de douceur.

    "- Tu sais, chacun a un rôle à jouer ici-bas. Lorsque que notre heure est venue, les Dieux nous rappellent à eux dans les grandes plaines de lumières. Si tes parents n'ont pas survécus, c'est qu'il était temps pour eux de s'en aller rejoindre les cieux. C'est difficile à accepter, ça fait mal. Mais la vie est ainsi faite. Et comme elle amène son lot de douleur, elle sait aussi se montrer tendre et belle, à condition de savoir en profiter."

    Serrant un peu plus fort ses paupières le jeune garçon pince les lèvres. A douze ans il est difficile d’admettre que des entités invisible régissent nos vies et ont un droit de vie ou de mort sur nous. Si ce que Nel’ lui explique est vrai alors c’est à ses Dieux qu’il doit en vouloir pour la mort de ses parents ? Non, les Dieux font chaque choses pour une raison bien précise et pas avec de mauvaises intention, on le lui a appris. Mais elle a raison quand elle affirme que ça fait mal. Rien n’arrive pour rien, c’est une chose que sa grande sœur lui répétait souvent et à laquelle il se plaisait à répondre : « C’est la vie ! » Aujourd’hui il ne voit plus les choses ainsi. Oh bien sûr s’il se base sur les dire de la femme ses parents sont morts parce que leurs temps étaient venue et surement pour qu’il intègre les rangs de l’ordre. Bah oui, ça mère ne l’aurait jamais laissé partir, pouvoir magique ou pas. Rouvrant les yeux il soupire, quoi qu’on lui dise il ne peut s’empêcher de ramener les choses à lui. C’est idiot, mais il lui faut quelqu’un à blâmer dans cette histoire et comme blâmer les Dieux lui semble impossible alors il rejette la faute sur lui-même. Il n’arrive pas à tout simplement se dire que c’est ainsi et que personne n’est coupable. Plus tard, avec du temps, peut-être se fera-t-il à cette idée. Mais pour l’instant il lui faut quelqu’un sur qui déverser sa colère et sa tristesse. La femme reprend alors la parole et il lève vers elle ses yeux rougis d’avoir pleuré.

    "- Cette chanson, elle a bercé mon enfance. C'était mon père qui me la fredonnait tous les soirs au moment de me coucher. Je ne savais pas m'endormir sans. Je n'ai jamais retenue les paroles et il ne pourra jamais me les apprendre alors je la chérie car c'est un souvenir précieux à mes yeux. Je suis certaine qu'à toi aussi, tes parents t'ont laissés des souvenirs à chérir. Et je pense pouvoir affirmer qu'ils ne souhaiteraient pas te voir ainsi malheureux. Quel parent pourrait vouloir cela pour son enfant? Je n'en connais aucun."

    Tristan écoute avec attentions ses paroles puis réfléchis. Non, aucuns parents ne souhaiteraient à son enfant de vivre dans le silence et la tristesse comme il l’a fait ses dernières années. Alors quoi ? Il doit être heureux parce que ses parents n’aimeraient pas le voir ainsi ? Possible, mais difficile. Pour sortir de sa bulle il va lui falloir faire bien des efforts, ce sera un travail de longue haleine et loin d’être facile. Mais il va le faire, pour eux, pour lui aussi, parce que pour l’instant on ne peut pas dire qu’il vie. Il survit. Chaque jour dans l’attente de quelque chose qui ne vient pas, d’ailleurs sait il seulement ce qu’il attend ? Pas sûre. Se séparent de la femme il prend place à côté d’elle, du revers de sa manche il essuie les larmes maculant son visage puis essaye de reprendre contenance. Tout en faisant cela il réfléchit, le père de Nelieru lui a laissé une chanson, que lui ont laissée ses parents à lui ? Une sœur qu’il ne peut voir … Mais à part cela ? Lentement des souvenirs se forme dans son esprit, parfois vague, mais pas tous.

    -« Ma mère m’a appris à reconnaître les constellations et mon père les empreintes des animaux … »

    Oui, voilà deux choses qu’il n’oublierait pas. Oh bien sûre il n’avait pas tout retenue, trop jeune à l’époque pour assimiler tous ce que ses parents lui enseignaient. Mais il a gardé de sa mère cet amour pour les étoiles, il se souvient de ses nuits ou il n’arrivait à trouver le sommeil par peur du noir et ou sa mère passait un temps fou à ses côtés à lui montrer les étoiles et à lui parler de l’histoire de chacune d’elle. De son père il garde son amour pour la neige, mais aussi se savoir qui lui permet de reconnaitre les empreintes des animaux, seulement ceux qui supportent le froid hivernale de Shola toute fois. Oui, ils sont partis, mais ils ne l’ont pas laissé sans rien. Un léger sourire se dessine sur son visage alors que son esprit le bombarde de souvenir. Il se rappelle les aurores boréales, les journées de traque dans la neige, les batailles de boules de neige, les igloos, les bonhommes de neige, le traineau, les laits chaud auprès du feu, l’océan, … Il reste tellement de chose quand il y réfléchit, tant de petits détails qui lui rappelle ses parents. Ses souvenirs sont teintés de mélancolie et d’une pointe de tristesse, mais ils lui rappellent aussi qu’à une époque pas si lointaine il était heureux. Alors, lui vient à l’esprit une vérité à laquelle il n’a jamais prêté intérêt.

    -« Ils sont présent dans chaque geste du quotidien n’est-ce pas ? Ils m’ont appris à marcher, parler et bien d’autre chose encore, ils sont toujours là ! »

    Il pose sa main droite sur son cœur alors que son expression oscille entre tristesse et joie. Non ils ne sont pas partis entièrement, ils ne l’ont pas abandonnés, ils sont présent chaque jour à ses côtés par ses petits geste si banale qu’il en a oublié que c’est eux qui les lui ont enseigné. Levant ses grands yeux Emeraude vers Nelieru il lui fait cette fois un sourire éclatant.

    -« Merci. »

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MessageSujet: Re: Les ressemblances rapproches. (PV Nelieru) Dim 10 Mar - 13:02

Le jeune garçon toujours blotti dans ses bras, elle lui laisse le temps d'assimiler ses paroles et de voir ça qu'il souhaite en faire. Elle peut être présente pour le rassurer et le consoler, elle peut lui parler pour remplir le silence ou encore lui donner des pistes suite à sa propre expérience de la vie. mais elle ne pourra pas faire les choses à sa place. Elle pourra l'aider, à condition qu'il choisisse de lui-même d'avancer.

Lentement, l'écuyer finit par se défaire de l'étreinte de l'elfe qui le laisse partir librement. Le garçon vient alors s'asseoir à côté d'elle sur la botte de foin. Il chasse de sa manche les traces des dernières larmes ayant parcourus ses joues avant de tâcher de reprendre une allure plus normal. Son regard sembla distant un moment, comme s'il réfléchissait. Et puis, les mots sortirent à nouveaux, naturellement.

-« Ma mère m’a appris à reconnaître les constellations et mon père les empreintes des animaux … »

Voilà, c'était ça. Le regard de la femme Chevalier se fit très doux. Dans un certain sens, elle était fier de Tristan. Le chagrin était toujours, cela se voyait dans son attitude et se sentait dans sa voix mais au moins, il avait été capable de passer outre. Et maintenant qu'il l'avait fait une fois, rien ne l'empêcherait plus de recommencer. Il avait fait le plus dur, il avait accepté que réaliser que la mort n'était pas qu'une fin pour ceux qui disparaissaient mais aussi une partie de l'existence de ceux qui restaient derrière. Et que si elle apportait douleur et peine, elle faisait aussi ressortir tout ce qu'il y avait de bon dans les instants partagés avant l'heure du drame.

-« Ils sont présent dans chaque geste du quotidien n’est-ce pas ? Ils m’ont appris à marcher, parler et bien d’autre chose encore, ils sont toujours là ! »

L'elfe se contenta de hocher la tête en signe d'assentiment. Oui, les morts ne disparaissaient jamais puisqu'ils vivaient à travers les enseignements donnés, les souvenirs gravés et tous ses instants magiques n'appartenant qu'à ceux les ayant chéri. Elle répondit au sourire de Tristan par le genre d'expression, un peu moins éclatant certes, mais un vrai sourire aussi.

-« Merci. »

"- Tu n'as pas à me remercier, je n'ai rien fait tu sais. C'est toi seul qui a fait le chemin. Et puis tu sais, tu es drôlement plus mignon quand tu souris. Je suis sure que les gens du château seraient ravis de pouvoir eux aussi découvrir cette expression sur ton visage."

Elle devait avouer que le voir sourire lui faisait plaisir. Après tout, depuis son arrivée ici, jamais elle n'avait pu le voir avec une telle expression. Il semblait comme soulagé d'un poids. Et dire que confiné dans son silence durant toutes ses années, il était resté seul avec sa peine. Maintenant qu'il avait réussi à voir le verre à moitié plein et plus celui à moitié vide, il allait pouvoir se montrer plus ouvert. Oh, il lui faudrait sans doute du temps mais au moins, le mouvement était amorcé, c'était l'essentiel.

"- Il parait qu'une peine est moins lourde à porter une fois qu'elle est partagée. Tu veux me raconter ce qu'il s'est passé, ce jour-là? "

Elle aurait pu le forcer à obéir de part leur statut respectif mais ce n'était pas ce qu'elle voulait. Elle préférait qu'il le fasse de lui-même, à son rythme. Son regard était tranquille, elle n'avait pas bougé, se contentant simplement d'être présente s'il avait d'elle. C'était aussi ça le rôle de protecteur des plus faibles. Il n'y avait pas besoin de guerre pour se montrer digne de son rang, c'était un effort de chaque instant. Soulagé le jeune écuyer de sa peine était aussi important que son entrainement ou n'importe quelle bataille qu'elle devrait mener dans le futur.

"- Si tu veux, après, je te raconterais la mienne. Après tout, je te dis que je sais ce que tu ressens mais tu as aussi le droit d'en avoir la preuve. Même si un Chevalier n'a pas le droit de mentir, tu pourras ainsi te faire ta propre idée et me dire si j'ai été présomptueuse de te dire que nous étions pareils."

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