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Histoires du passé.

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Aemiliana
Chevalier d'Obsidienne
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MessageSujet: Histoires du passé. Mer 19 Déc - 17:55

[FLASH BACK]

Aemiliana sanglotait. Depuis quelques heures, elle n'avait plus aucune idée où pourrait t-elle aller. Ni quand, et comment. Encore moins si elle allait rester sur le continent. La rancune au coeur, elle promit de se venger. Dès lors, ce continent était l'ennemi, et les Chevaliers d'Émeraude, de la racaille. Ses parents, quant à eux ... C'était une autre histoire. Accroupie sur la selle du cheval que ses parents avaient consentit à lui donner, elle ne prêtait aucune attention au paysage défilant d'une part et d'autre d'elle. Pourtant, le paysage était splendide. Un coucher de soleil teintait le ciel de couleurs pourpres et violet. La chaleur disparaissait lentement et faisait maintenant place à une fraîcheur acceptable.

Les arbres touffus semblaient entrelacés. Certains avaient le tronc rugueux et épais. Centenaires plusieurs fois, ils offraient un bel abri pour la nuit. Leurs feuillages ne laissaient - par endroit - pas passer la lumière diffuse de la fin du jour. Les arbres l'arrêtaient. Cela pouvait poser problème pour le reste de la végétation. Les fleurs resplendissantes avaient de belles couleurs vives, mais bien moins que chez les Fées, avait t-elle entendue dire. Chevauchant à fond de train, coupant à travers de la forêt et les villages d'Émeraude et de Zénor, elle voulait atteindre Zénor d'ici cinq jours maximum. Elle avait emprunté des provisions pour deux semaines à ses parents, une couverture et un sac de tuniques de rechange. Ainsi que son médaillon, offert par ses parents pour son huitième anniversaire. Elle faisait désormais route pour Zénor. Le bruit courrait qu'un bateau ennemi avait été entraperçu dans les confins du Désert il y avait un mois. Peut-être était t-il à Zénor ? Elle l'espérait. Car il n'était pas question qu'elle reste sur ce continent alors qu'elle avait d'énormes dons et qu'ils avaient été rejetés par cet Ordre strict. Elle les maudit, eux et leur magicien. La petite sentit les larmes lui monter aux yeux et, - sachant que si elle s'alliait au camp ennemi, elle ne pourrait plus pleurer car il lui faudrait leur montrer qu'elle était forte - elle les laissa couler librement. Amères, remplies de désespoir et de rage. Elle leur jura qu'elle allait leur faire payer, à eux, ces êtres de pacotille qui se croyaient meilleurs et que seulement les plus fort pouvaient accéder à la gloire avec leurs pouvoirs meilleurs que les siens ! Au moins, à Obsidienne, elle ne serait pas rejetée. Du mois c'est ce qu'elle croyait. Elle avait la certitude qu'ils ne la laisseraient pas tomber si elle souhaitait faire payer le camp d'Émeraude.


Cinq jours passèrent et elle ne ménageait que de brèves haltes pour boire, manger abreuver les laisser se reposer la bête puis dormir. Sinon, elle chevauchait à bride abattue sans se laisser le temps de s'extasier sur la beauté des paysages inconnus qu'elle traversaient pour la dernière fois. Puis, arrivée à Zénor, elle abandonna son cheval à un paysan en l'échange de vivres, de couvertures et de vêtements. Ici, les paysans semblaient effrayés par un bateau. Elle suivit leurs directives, en mentant. Elle disait vouloir aller sauver une personne chère à son cœur à ces monstres. Puis, de nuit, elle se rendit invisible en misant sur ses émotions et, s'accroupissant derrière des galets qui longeaient la plage, elle fixait le navire. Voilà sa chance. Elle entendit un homme parler d'Obsidienne et elle les suivit. Elle ne s'en rendit pas compte, mais elle avait cessée d'être invisible depuis belle lurette. S'accroupissant dans l'ombre près de la proue, elle sauta sur le bastingage. Puis, elle dormit roulée en boule dans un coin du navire, sur le pont principal. Elle fut brusquement tirée du sommeil par une main qui la secouait sans ménagement. D'un ton bourru, l'homme se présenta comme étant le capitaine de cette expédition.

- Qu'est-ce que tu fiches ici, gamine ? Si tu tiens à la vie, fuis. dit t-il.

- Je veux aller sur Obsidienne. Combattre contre Enkidiev ! Ils m'ont rejetée et je réclame vengence ! rétorqua t-elle du tac au tac.

Il l'autorisa dès lors à rester. Mais à une condition semblait t-il. Qu'elle aide l'équipage. Elle répondit qu'elle était d'accord. Mais, elle avait un peu peur. Une semaine après le début de sa traversée en haute mer, un homme qui avait légèrement trop taquiné la bouteille s'approcha d'elle en levant ses grosses mains graisseuses vers elle. Elle ne vit que son sourire carnassier avant d'être plaquée au sol. Puis, les bruits distinct d'une bagarre résonnèrent à ses oreilles. Un des marins s'efforçait de la protéger. L'homme était un marin et 'appelait Mathias. Après cette attaque, plus personne ne vint embêter la petite originaire de Rubis. Fille de paysans, elle avait été habituée très jeune à ne pas avoir peur de se salir les mains pour autrui et c'était avec plaisir qu'elle aidait les membres d'équipage. De plus, elle n'avait pas toujours mangé à sa faim quand certaines moissons avaient été moins bonnes. Puis, après un mois et demi, ils finirent par arriver en vue de la contrée qui serait désormais sa terre d'accueil. Elle sourit Le marin qui l'avait protégée quand elle avait failli se faire agressée l'aida à descendre du navire. Très instable sur ses jambes après tant de temps passé sur un navire balloté par les vagues, elle avait énormément de difficultés à tenir en équilibre sur ses pieds.

Elle voyait des rochers et des rochers à perte de vue. Une forteresse, bâtie dans la pierre, se dressait haut et fort dans le paysage. Au loin, il y avait une forêt. Des dragons se prélassaient çà et là, d'une part et d'autre du terrain. Inoffensifs si l'on ne les dérangeaient pas, ils étaient toutefois immenses, et de bien terribles prédateurs. Certains pouvaient voler, comme en témoignait les ailes repliées sur leur dos. Il l'accompagna jusqu'à la forteresse. Sur le sentier, les pierres criaient sous leurs semelles. Une fois à l'intérieur de la forteresse, le jeune homme l'accompagna jusqu'aux bains. Il lui fit signe d'aller se laver et lui dit qu'il l'attendait à l'extérieur. Elle se dévêtit et entra dans l'eau apparemment chaude. Elle poussa un soupir quasiment jouissif tellement cela lui faisait du bien. N'ayant pas pris le temps de se laver depuis au moins deux mois - sur un navire, cela est bien futile, va t-il sans dire - elle en soupira d'aise. Elle prit le temps de se remémorer cette traversée agréable. La jeune fille se lava tout le corps ainsi que ses cheveux. Une fois lavés, ils étaient redevenus d'un roux flamboyant. Sa peau, rendue bruinée à cause des vents et de la chaleur éprouvée sur l'eau, était lisse et douce. Le soleil était aussi en cause. mais, sa peau perdrait de sa petite teinte d'ici environ un mois. Elle avait prit juste un tout petit peu de soleil, rien de bien excessif. Elle enfila de nouveaux vêtements et lava les siens avant de sortir et de suivre son ami vers ses quartiers. Il avait décidé de la loger avec lui dans un petit lit à côté du sien, en attendant de savoir ce qu,elle deviendrait.

Elle lui avoua savoir faire de la magie. Mathias la conduisit alors vers une aile de la forteresse. Elle menait, disait t-il - au Chef des Chevaliers d'Obsidienne; Heaume. Elle déglutit et son ventre gronda. Elle demanda à pouvoir manger quelque chose avant. Ils bifurquèrent vers les cuisines et elle avala quelques fruits et un petit morceau de pain. L'anxiété lui avait brusquement coupé l'appétit. Ils passèrent leur chemin et Mathias le marin s'arrêta devant une porte sculptée d'un dragon avec des rubis en guise d'yeux. Aemiliana était intimidée devant tant de beauté et de prestige. Comment devait t-elle s'y prendre. Une voix profonde lui dit d'entrer. Elle laissa son ami la présenter, elle, Aemiliana, fille de paysans. Originaire du Royaume de Rubis sur le continent ennemi. La petite gardait les yeux baissés et ne pipait mot. Ses cheveux humides étaient plaqués sur sa tête. Le marin lui chuchota à l'oreille qu'il la retrouverait plus tard dans la journée et la laissa seule avec le grand homme. Elle frissonna. Qu'allait t-il lui faire ? Allait t-elle passer des tests ? Elle tremblait de peur et d'anxiété. Angoissée à l'idée de se faire rejeter de nouveau. L'image d'elle-même tremblotait. Son pouvoir d'invisibilité tressautait sous l'effet de ses émotions combinée. Elle prit de grandes inspirations et résolu à relever la tête et affronter l'homme qui se trouvait devant elle. Mais, il semblait imposant et elle fut incapable de prendre la parole.



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« Ses lèvres remuaient encore, murmurant une promesse que lui seul pouvait entendre. »
[L'Apprenti d'Araluen, Tome 2..]


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Heaume
Chef des Chevaliers d'Irianeth
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MessageSujet: Re: Histoires du passé. Jeu 20 Déc - 22:37

La longue salle où ils étaient rassemblait, en général, les chevaliers d’obsidiennes et leurs écuyers pour les repas, et autres occasions nécessitants leurs présences à tous. Pour leur nombre, la salle était trop grande. Elle semblait encourager l’avenir à alimenter les rangs des élèves d’Obsidienne, pour un jour résonner des rires d’un grand nombre de chevaliers. La longue table s’étirait docilement dans la pièce, cernée de bancs en bois. Si elle était presque collée à l’un des murs, elle laissait un vaste espace de l’autre côté. Place était faite devant une immense cheminée, et quelques sièges s’y trouvaient : tabourets et coussins.

L’aile de la Forteresse réservée au strict usage des chevaliers…

En cette heure, Padhiver s’y trouvait, méditatif. En fin de soirée, quand ses frères et sœurs étaient déjà couchés, il aimait se retrouver seul devant l’âtre. Il n’avait pas retiré son heaume, qui alors qu’il était si jeune lui offrait un certain sentiment de… Une certaine assurance, comme s’il devait absolument dissimuler ces misérables quelques vingtaines d’années. Vingt et un ans, ça lui semblait minable pour veiller sur ses frères et sœurs. Sa détermination n’était due qu’à sa foi inébranlable en l’Empereur. L’Empereur lui avait confié cette tâche, et pour cette raison, il ne faillirait pas. S’Il avait décidé qu’il était l’homme fait pour ce rôle, c’était qu’il l’était. Il n’y avait pas de doute à avoir, pas de questions à se poser. Malgré tout, au quotidien, c’était plus ardu qu’il n’y paraissait. Cette prestance qu’il fallait avoir… Cette sagesse aussi…

Fermant les yeux, le chevalier souffla profondément.
Assis sur un tabouret, ses deux sabres courts reposaient à son côté, paisiblement allongés sur un coussin. Dans sa main droite, Galon, son sabre long. La pointe délicatement appuyée contre le parquet foncé de la pièce, la pierre à aiguisée allant sans cesse le long de la lame. Geste facile, sec, infaillible à chaque passage. Seuls les flammes du feu de bois l’éclairaient, se découvrant dans le reflet de l’acier trempé une silhouette de danseuse. Chaque soir, il se ravissait de ce spectacle. Il aurait voulu ne pas pouvoir s’en lasser, mais le sommeil était important. Et ces instants de solitude tardive qu’une façon d’apaiser les vestiges de ses humeurs journalières. Qu’il était reposant pour l’âme de faire si peu…

Il était vêtu de ses frusques coutumières : un solide pantalon d’un brun presque noir, ses bottes, toujours les mêmes. La tunique qu’il portait était d’un marron puce, à son habitude il en avait roulé les manches. Et par-dessus, sa veste d’armure de cuir, délacées sur la poitrine. Ses brassards sanglés sur ses avant-bras, rien de plus. Il aurait pu sur le champ partir au combat : c’était du reste tout le temps le cas. Il ne dormait pas en armure, quand même pas, mais en dehors des nuits partagées avec une quelconque amante… Il ne prenait aucun plaisir à dormir, il n’y trouvait aucune satisfaction. C’était une nécessité, c’était physiquement vital. Si l’esprit se rassérénait par la méditation, le corps avait besoin de sommeil.
Non loin, la grande porte de la salle s’ouvrit.
Il ne posa pas sa pierre, ni Galon.
Reconnut le pas sûr, presque conquérant, de Ketzalk.

Il était des moments où il n’aimait pas être dérangé.
Tout particulier en ces fins de soirées solitaires.
Lorsqu’une affaire réclamait sa présence, on s’appliquait à envoyer Ketzalk.

Le soldat l’avait dompté pendant son adolescence, et l’animosité entre eux s’était peu à peu transformée en un respect réciproque. Les cris et les rugissements de colère, les disputes assourdissantes… Tout ça était bien loin d’eux à présent.

Padhiver tourna légèrement la tête, juste assez pour que les fentes de son heaume lui permettent de voir le soldat. Ce dernier s’arrêta à côté de lui et, comme le tabouret était assez bas, posa un genou à terre pour ne pas s’adresser au chevalier en le regardant d’en haut. Fini l’adolescent turbulent. Ce gamin à qui il avait collé son pied au cul plus d’une fois était un homme. L’homme qu’avait choisi l’Empereur pour ses chevaliers.
Ketzalk murmura.


    « La dernière expédition a ramené d’Enkidiev une fillette qui aurait le don de magie... »


Un grognement mécontent passa les lèvres du chevalier.
Néanmoins le soldat poursuivit, peu farouche.


    « Le capitaine semble dire qu’elle a vraiment quelque chose… »


Le regard vert d’eau s’était dilué dans un ambre dangereusement fauve. L’homme se leva, la pierre à aiguisée vola dans l’air, vola en éclat contre un mur. Il s’adressa au soldat en haussant le ton, sa voix vibrante, furieuse.

    « Irianeth n’a que faire des rebus des royaumes ! »


Le soldat se leva à son tour, ferma les yeux et baissa la tête. Dut un temps, il aurait répondu en criant encore plus fort… Mais les soldats ne hurlaient pas sur les chevaliers. Il doutait sérieusement que, même à son égard, Padhiver fasse preuve de clémence. S’il pouvait se montrer généreux et protecteur, il pouvait également avoir un caractère de chien… Preuve étant sa présente réaction.
Ketzalk reprit, s’appliquant à ne pas prononcer un mot au dessus de l’autre.


    « Elle déteste Enkidiev. Elle a fait toute la traversée seule, sur un navire entourée d’hommes…
    Elle a prouvé son courage parmi eux. Elle mérite au moins que tu la rencontres, Padhiver.
    »


Silence.
Long silence.
Le chevalier détourna le regard vers l’âtre, les flammes dessinant d’endiablées arabesques sur son heaume. Ses yeux tombèrent sur ses sabres. Yun Unig, Ddoeth. La Juste, la Sage. Une enfant magique, pourquoi ne pas avoir été acceptés par ces pédants chevaliers d’Emeraude dans leurs armures criardes ? N’était-elle pas assez douée pour eux ? Ou seulement dépourvue de talent ? Car le courage ne suffisait pas, il fallait… La force de se battre… La force de porter une armure et soulever une épée… Et surtout, la magie.
Elle a prouvé son courage…

L’ambre de ses yeux s’apaisa, jusqu’à ce qu’ils reprennent leur couleur vert d’eau. Se rasseyant sur son tabouret, Padhiver acquiesça : fais-la venir.

Il n’eut pas longtemps à attendre. Bien vite – trop vite – la fillette fut là. Une rouquine aux yeux bleus. Plutôt petite : une fillette. Ses pensées, en la voyant, effleurèrent Luned’or. Et cette gamine… Aemiliana, paysanne du royaume de Rubis. Quel âge avait-elle ? Sept, huit ans ? Dix ans ? Pas d’avantage. Elle était plus âgée que sa propre fille, c’était certain. Luned’or n’avait que quatre ans… Celle-ci avait au moins le double, sinon plus.

Posa son sabre long à côté des deux autres, Padhiver s’approcha de la gamine.
La voir trembler ainsi l’amusait, mais ça n’avait cependant rien de cruel ou pervers. Au contraire… Elle n’était qu’une fillette, qu’une enfant. Loin de chez elle, loin de son royaume, de son continent. Il réalisa le voyage qu’elle avait fait, les tracas qui devait la persécuter… Oui, Ketzalk avait raison. Elle méritait au moins qu’il la rencontre.

La porte se referma sur le marin.
Le chevalier s’approcha de l’enfant, doucement. S’accroupit devant elle, et d’une main retira son homme.


    « Qu’est venue chercher en Irianeth une enfant d’Enkidiev ? »


Elle déteste Enkidiev.
Le soldat le lui avait dit…
Mais elle, elle qui avait eu le courage de venir jusqu’ici… Elle qui à présent tremblait comme une brindille devant lui, qu’avait-elle à dire d’elle-même ?

Rapidement, il se permit de la sonder. S’assurer qu’elle n’avait aucune mauvaise intention, aucun arrière pensé… Mais non. Elle avait peur d’être rejetée, exclue… Rebue. Elle était face à un inconnu, dans un endroit inconnu, et c’était la seule chose, à cet instant, qui lui restait. Malgré tout elle avait levé la tête…
Un certain courage.

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Aemiliana
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MessageSujet: Re: Histoires du passé. Ven 21 Déc - 3:14

[court ?]

À son entrée dans la pièce, elle y jeta un coup d'œil désabusé. Il y avait une longue table, trop longue pour le vaste espace qu'était ce Hall. Faite entièrement de roches, excepté les meubles, la pièce n'était pas très austère. Elle semblait froide, peu accueillante. Les meubles de bois ajoutaient peu à la modestie de la pièce. Un grand espace vide était ... He bien, vide. Il y avait une immense cheminée. Au-dedans, des bûches brûlaient allègrement. Le feu, d'une couleur quasiment aussi flamboyante que sa chevelure, crépitait joyeusement dans l'âtre. Les flammes se reflétaient sur l'armure rutilante du jeune homme assit en face de la source de chaleur ainsi que sur l'homme devant elle. Aussi, ils diffusait dans la pièce un semblant de sentiment réconfortant. C'était agréable. Bien, même. Elle se sentit comme moins seule, avec un petit quelque chose de familier. Ceci lui fit repenser à sa famille, à Enkidiev et une lueur de haine emplit son regard quelques instants. Mais, elle se ressaisit très vite, en essayant d'afficher - sans un immense succès - une mine condescendante.

Elle se tenait devant lui. Tremblotante. Même son image vacillait, à cause de son pouvoir incontrôlé. Par moment, elle-même ou une partie de son corps devenait invisible. Tête baissée, elle n'osait toutefois pas le regarder en face, de peur de se montrer impolie. Puis, il était là, devant elle, la dominant de toute sa hauteur, son arrogance et dans sa majestuosité. Il la tenait en son joug. Il la fixait de son regard scrutateur. Elle le savait. Il faisait de même ... Elle sentit soudain une présence à l'intérieur d'elle. Il ne pouvait s'agir que de lui. Elle ne le repoussa pas, sachant qu'il aurait pu lui couper la tête. Malgré tout, elle avait sursauté. Courageuse, elle leva la tête et, malgré sa répugnance à regarder autrui dans les yeux, elle accrocha son regard au ciel, d'un bleu magnifique. Elle essaya vainement de bloquer quelque chose dans elle. Elle ne voulait pas ressentir ses émotions, mais, malgré tout, elle savait qu'il était agacé. Malgré l'intensité de son regard, elle ne baissa pas les yeux. Il avait déjà fouillé son esprit, elle l'avait sentit, alors, pourquoi se bernerait t-elle à lui donner une réponse dont il connaissait l'issue d'avance ? Elle s'autorisa un petit sourire. Sarcastique, même.

- Je crois que vous le savez déjà. Mes pouvoirs étaient trop incontrôlés - ou dangereux - pour eux. Ils m'ont humiliée, et cela, je le leur ferai payer de leur vie, s'il le faut ! s'exclama t-elle, sèchement.
`
Le regard dur, les yeux flamboyant presque autant que ses cheveux, elle le fixait cruellement. Ce n'était pas après cet homme qu'elle en avait, mais il était la première personne à qui elle l'exposait. Cela se retournait contre lui, injustement. Elle le savait, mais elle n'avait pas peur. La jeune fille n'avait qu'une envie, faire éclater sa colère, qui la rongeait impitoyablement de l'intérieur. C'était souffrant d'avoir à garder cela à l'intérieur de nous sans pouvoir y laisser libre cour. Elle voulait se défouler avec quelque chose, sur quelque chose. Mais, se défouler sur le Chevalier n'était peut-être pas la bonne chose à faire. Elle inspira par le nez et expira bruyamment. Elle avait envie de faire ses preuves. Ici et maintenant. Elle regarda sa main et se concentra, essayant d'y faire jaillir une flamme. Mais, finalement elle renonça et amena à elle un panier avec des petits pains froids. Le posant sur sa paume, elle se concentra intensément et finir par réussir à y faire jaillir une vive flamme. Le pain se réchauffa et cuit juste un peu. Ensuite, elle mordit dedans à belles dents.

Elle regarda de nouveau l'homme devant elle. Il était grand, musclé et semblait imposer la discipline par sa seule présence. Il était l'autorité suprême des Chevaliers. Elle lui devait le respect, mais elle avait juste envie de se rebeller. Pas assez pour ne pas pouvoir être accepter, mais juste pour le défier pour lui montrer qu'elle était courageuse. Ne sachant trop que faire, elle tourna des talons. Elle voulait prendre l'air. Elle sortit par une petite porte qu'elle avait entraperçue, dissimulée proche de la table. Elle tourna la poignée et se retrouva à l'extérieur de la pièce. Elle sentit un courant d'air passer dans ses cheveux et se dirigeât vers celui-ci. Brusquement, elle fut dehors, plus proche de l'océan que ce qu'elle pensait. L'air marin lui fit du bien. Dans le ciel, à présent, la lune montrait le bout de son nez et les étoiles s'allumaient une à une dans le ciel sombre dépourvu de nuages. Sur l'eau, les astres scintillants se reflétaient comme de milliers de petits miroirs. L'eau miroitante ajoutait un bel effet à l,ensemble et la Rubienne se sentit apaisée. L'homme toujours derrière elle, elle se retourna et le regarda dans les yeux. Oui, elle tremblait encore un peu, mais bon.

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Heaume
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MessageSujet: Re: Histoires du passé. Ven 21 Déc - 12:12

hrp :
Spoiler:
 


La fillette avait un si mauvais contrôle de son pouvoir… Le chevalier envisageait à peine ce qui avait pu rebuter Emeraude. Ses émotions influençaient directement ses pouvoirs. Sa peur faisait vaciller son image comme la flamme incertaine d’une bougie. Comme elle ne pouvait le faire, il leva de lui-même son bouclier mental, interdisant ses pensées et ses émotions à la fillette. Si elle n’avait aucune main sur ses pouvoirs, elle se mettait seule en danger. Inutile d’accentuer son malaise en laissant filtrer quoique ce soit de lui.

Déjà peu enclin à la voir, le ton de la gamine ne fit que le renforcer dans sa mauvaise humeur. Déjà agacé d’avoir été dérangé, il se trouva bouillant de rage de se faire traiter de la sorte par une gosse. Toujours soigneusement tapis derrière son bouclier mental, il se glissa dans les méandres de la collectivité, à la rechercher de Ketzalk. Tous les insectes sentiraient le message qu’il avait l’intention de faire passer : tant pis. Tant mieux.
Il ne se gênait pas pour faire sentir ses humeurs à ses semi-congénères. Chose qu’il n’aurait jamais fait par télépathie : de crainte de réveiller ses frères et sœurs. Les tenir à l’écart, les protéger de sa mauvaise humeur… Il savait bien qu’en retour, il aurait reçu l’apaisante vague de leurs pensées.

Il n’avait pas envie d’être calmé. Il était furieux.
Sa pensée dénicha Ketzalk non loin du hall.
Prudent. Brièvement, il lui transmit sa rage, sa colère. Pas par des mots, il n’était pas assez lié aux insectes pour le faire. Mais juste des sensations… La sensation qu’avait éveillée en lui le sarcasme du sourire de la fillette, l’insolence, le ton sec. Un instant il se défoula un bon coup auprès du soldat, puis se retira. La collectivité entière devait connaître son énervement, ainsi personne ne viendrait le déranger d’avantage ce soir. Et puis ça le défoulait, un peu. C’était ça ou balancer cette petite peste dans l’âtre.
De derrière son bouclier, il tendit un fil sondeur vers elle, comme pour prendre la température de loin. Mais même sans ça, il aurait compris. Il avait compris. La colère qui habitait l’enfant, sa rage, sa fureur d’avoir été méprisée, rejetée, traitée comme une moins que rien… L’humiliation. Il retira sa sonde mentale, tapi comme un grand fauve dans l’ombre du mur qui s’éparait son esprit des autres.

Le pain à elle, le petit pain qu’elle enflamma. Il aurait du brûler, elle le réchauffa simplement.
Mordit dedans. Avait-elle faim ?

Toujours accroupi, son heaume à la main, Padhiver l’observa. Calme, sans aucune agressivité.
Puis elle fila, petite souris perfide sur le parquet du hall.
Filant dans la collectivité, il sema sa furie parmi les insectes sans se préoccuper de qui il pouvait bien atteindre. Cette morveuse lui faisait perdre son temps ! Ces quelques précieuses longues minutes, peinant à former une heure, pendant lesquelles il pouvait se laisser aller à la méditation ! Retrouver une paix intérieure après une longue journée à passer frénétiquement du calme à la colère, se purifier l’esprit pour trouver le sommeil… Sale petite peste !

Puis Ketzalk, bien plus habille que lui avec son lien à la collectivité, partagea une image dans son esprit. Un sale morveux insolent, aux cheveux mi-longs, raides, d’une couleur argenté, des yeux verts d’eau tournant sans arrêt à l’ambre furibond… Le chevalier ferma les yeux et soupira.
Répondit par un calme beaucoup plus maîtrisée, une ombre de rage domptée.
Le message était passé : lui aussi avait été un abominable gosse insolent.

Ca n’était par ailleurs pas un argument, mais ça avait eu le mérite de l’apaiser un peu. Lui-même avait été un exemple d’insolence… Il avait pourtant appris à apprécier le respect, et de se fait à l’éprouver. Peu à peu, la notion avait chassé son arrogance. Il était devenu bien plus sage que l’enfant qu’il avait été. Cependant pour une gamine venant du royaume ennemi…
Sa colère recommença à bouillir en lui.

Le chevalier recoiffa son heaume, referma sa veste de cuir et en noua le lacet. Revenant devant la cheminée, il se saisit de ses deux sabres courts, le glissa, croisés, dans son fourreau dorsal. Prenant Galon, il admira un instant la lame. Le Cœur. Cette môme n’était rien de plus qu’une gamine aigrie. Mais elle faisait de la magie… Elle avait un certain pouvoir. Avait-elle quelque chose de plus que ces flammes ? L’invisibilité, il l’avait constaté. Une certaine empathie, ou quelque chose de ce genre. Elle avait eu l’air de le « savoir », quand il l’avait sondé.
Les rebus des royaumes…
A la verticale dans son dos, son sabre long se glissa à son tour dans son fourreau.
Ignorant les débris de sa pierre à aiguiser, Padhiver ramassa sa cape – qu’il ne portait guère – et gagna la porte qu’elle avait empruntée. La referma derrière lui avec soin, avant de rejoindre la gamine. A quelques mètres d’elle, il s’arrêta, croisa les bras. Le cuir de sa veste d’armure avait l’avantage de ne pas briller dans la nuit, ne reflétant aucune lueur alentour. Son heaume, d’un métal mat, luisait tout juste sous les rayons de la lune.


    « Le respect est la première valeur qu’un écuyer doit à son maître.
    Le respect et l’humilité.
    »


Tu m’as prouvé que tu n’avais aucun respect pour un ennemi qui a pourtant accepté de te recevoir… Comme si tu ne venais pas d’Enkidiev, comme si tu étais une enfant d’Irianeth. Aucun respect pour un homme qui aurait dû – et devrait peut-être – se contenter de te tuer, plutôt que de t’accorder son attention.
Le courage n’était pas un critère de recrutement : c’était juste une raison de rencontrer une gamine comme elle. Le respect de ses aînés, quelque soit leur classe, leur rang. Le respect de celui qui est plus âgé, qui a d’avantage vécu. Il ne suffisait pas de ne pas aimer ces imbéciles d’Emeraude pour être des leurs.

Du pouvoir, elle en avait. Elle avait survécu sur le navire : elle avait la force physique nécessaire.
Mais pour ce qu’il venait d’en voir, elle n’avait pas la mentalité pour être des leurs.

Juste une gamine aigrie, furieuse d’avoir été contrariée.


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Aemiliana
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MessageSujet: Re: Histoires du passé. Ven 28 Déc - 21:36

Il lui parlait de respect. Que c'était la première valeur à entrer en vigueur face à un maître. Ouais, bien sûr. Restait à savoir s'il allait la tuer. Allait t-il la laisser en vie ? La retourner sur son continent de malheur ? La laisser là, se pâmant de tristesse et de rage pour ce pays qui l'avait accueillit avant de la rejeter bêtement ? Peut-être. Peut-être pas. Le désir de vengeance qu'elle affichait convaincrait t-il le Chef de l'accepter en son sein ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle n'avait pas été très brillante en faisant son arrogante envers lui. Puis, le respect, qu'est-ce que c'était, en vrai ? De ce qu'elle en avait comprit, c'était un sentiment de considération envers une personne - ou plusieurs, enfin bref - et cela amenait à traiter cette personne ou groupe de personne avec des égards particuliers, et même des manifestations de ces égards. Elle pouvait bien le faire envers ce Chef. S'il l'acceptait. L'humilité, elle ? Elle haussa les épaules d'un air désinvolte. L'état d'esprit d'une personne qui a conscience des ses fautes, ses faiblesses, et qui rabaisse ses propres mérites en disant que ce n'était pas grand chose. En d'autres mots, le contraire de la vantardise. Elle détestait les vantards.

- Le respect, c'est bien beau tout ça. De belles paroles sages. Seulement, les Émériens n'en ont cure, du respect. Ils en ont fichtrement rien à faire. Moi, j'en avais pour eux. Maintenant, mon respect va à Obsidienne. Si j'ai été brusque, ce n'est pas contre vous. Mais contre la nation ennemie. J'ai besoin de faire sortir cette rage qui m'empoisonne la vie et, malheureusement je l'avoue, cela c'est retourné contre vous. Je vous respecte, soyez-en sûr. Seulement ... déclara t-elle d'un ton contrit. Ils m'ont rejetée, car, comme tout gamin de mon âge, sans entraînement, je ne maîtrise aucuns de mes pouvoirs. Parce qu'ils en avaient peur ou parce que j'étais trop puissante, ou pour une quelconque autre raison, ils m'ont rejetée. Sans raison valable. continua t-elle. Aidez-moi. Apprenez-moi à combattre. Je n'ai pas peur de l'effort. Je vous en prie. le supplia t-elle, par télépathie.

Sa voix s'adoucit et ses yeux devinrent compatissants. Oui, elle en avait du respect pour cet homme qu'elle ne connaissait pas. Parce qu'il avait su s'afficher. Il avait su survivre et montrer qu'il avait du cœur, de la bonté et la force. Il avait su démontrer pendant de longues années qu'il était un homme à ne pas prendre à la légère. Envers et contre tous, il avait su se montrer digne d'Irianeth. Elle fixa l'horizon, le lointain. Le soleil était couché depuis peu et la lune n'était pas encore levée. Elle le serait dans une heure. Ou peut-être plus. Les étoiles, quant à elle, étaient levées. Elle rejeta la tête en arrière pour mieux les observer. Étrangères. Ce n'était pas les étoiles qu'elle voyaient habituellement. En tournant la tête vers le nord, elle parvenait à en apercevoir une infime partie. Oui, elle était bien loin à présent, mais elle ne le regrettait pas. Derrière elle, elle sentait qu'il y avait la mer. Devant elle, la roche de la forteresse. Elle alla s'y appuyer le dos et s'assit. Son médaillon, cadeau de son père, reflétait la lueur scintillante des étoiles. Le petit rubis qui y était incrusté était un vrai. Ses parents le lui avait donné peu de temps auparavant. Ils avaient dépensé la fortune de presque une année pour le lui offrir. Elle le cacha dans sa tunique, de peur que l'on lui vole. Elle leva les yeux vers l'homme devant elle.

Elle le fixait, imperturbable. Cet homme grand, imposant, se tenait là, devant elle. Armé autant d'armes que de rage, il aurait pu la décapiter dans un fluide mouvement de ses sabres, s'il l'avait voulu. Moins de quelques secondes et c'en aurait été fini d'elle. Majestueux, fort et surtout fier, il avait l'air de ne pas savoir quoi faire d'elle. De sa hauteur, il la dominait. De sa prestance, elle ne pouvait l'égaler. Les cheveux noir battant dans la légère brise scintillaient. Voletant autour de son visage à la peau mate. Celui-ci avait un air légèrement ... Exaspéré. Mais, en même temps, il semblait indéchiffrable. Grand, musclé et bien bâti.  Quand à elle, petite et mince, les cheveux roux flamboyant, avec des yeux bleus curieux et toujours avides d'apprendre de nouvelles choses; elle ne pouvait rivaliser avec l'homme devant elle. Peut-être d'agilité, mais elle ne préférait pas prendre ce risque. Que faire ? Se mettre à genoux ? L'idolâtrer ? Non, pas vraiment. Lui montrer du respect; oui. Le gagner ? Ce serait une bonne idée. Restait à savoir de quelle façon. Elle soupira.

Elle sortit le petit poignard que Mathias lui avait donné. Caché dans sa botte, personne excepté elle et son ami ne connaissait son existence. Il le lui avait donné le soir où elle avait faillie se faire agresser par un autre marin. Il était long d'une quinzaine de centimètres et son manche était en cuivre. Prenant un petit morceau de bois accroché à sa ceinture, elle commença à le sculpter. Elle n'était guère douée dans la sculpture du bois, mais bon. La petite paysanne ne savait pas trop ce qu'elle faisait comme forme. Elle laissait aller son imagination. Pour le moment, cela ressemblait à une flamme. Ou des vagues. Elle rangeât son morceau de bois dans sa petite pochette et essaya d'exécuter quelques mouvements de poignet, sans grand succès. Elle leva la tête. L'homme était t-il toujours là ? Peut-être, car elle n'avait rien entendue. Elle décida de garder son poignard à la main, qui pendait le long de son corps. Non, elle ne voulait pas attaquer le Chef de son peut-être futur Ordre. Elle ne ferai rien de cela. Elle soupira et alla se placer aux côtés de l'homme. Elle le regardait droit dans les yeux, sas aucune malice, juste inquiète pour son avenir.

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« Ses lèvres remuaient encore, murmurant une promesse que lui seul pouvait entendre. »
[L'Apprenti d'Araluen, Tome 2..]


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